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"Le centre, c'est dépasser la droite et la gauche pour rassembler autour d'un projet cohérent"

Retrouvez la déclaration de François Bayrou, sur la situation politique et le Centre, prononcée samedi 14 mai en conclusion du Conseil national du Mouvement Démocrate.

Bernard Stasi nous a quittés, au terme d’ une maladie longue et éprouvante. Nous étions nombreux mercredi autour de lui et de sa famille. Beaucoup d’ entre vous se souviendront de sa dernière apparition publique, lorsqu’ il a tenu à m’ apporter son soutien et à témoigner de son engagement lors de la campagne présidentielle de 2007. Je voudrais vous dire aussi combien il a compté pour une certaine idée de la démocratie en France, apportant de l’ ouverture d’ esprit à un moment où tout était fermeture, et un sens aigu de l’ amitié et de la fidélité dans un monde où l’ intérêt pèse lourd. Il était un homme debout, et qui allait jusqu’ au bout. Je voudrais que nous respections à sa mémoire une minute de silence.

Mes chers amis,

Nous vivons en politique, et peut-être pas seulement en politique, un grand moment de confusion. La confusion est dangereuse. Face à cette confusion, une clarification s’ impose.

Les citoyens ont besoin de repères pour pouvoir faire clairement leur choix, prendre leur décision, et obtenir par leur vote ce qu’ ils attendent vraiment pour l’ avenir de leur pays.

La « danse du centre »

La « danse du centre » à laquelle on assiste depuis quelques semaines aurait quelque chose d’ assez drôle, si son but n’ était pas d’ égarer les électeurs pour les conduire précisément où ils ne veulent pas aller.

La question est bien celle du but de cette manœ uvre : tout montre qu’ il s’ agit de capter les voix d’ électeurs insatisfaits de la manière dont la France est gouvernée depuis des années, d’ électeurs qui veulent le changement, pour les ramener, au bout du compte, parmi les soutiens du pouvoir.

C’ est parce qu’ il s’ agit de détourner et de dévoyer les électeurs du centre qu’ il s’ agit d’ une manœ uvre et pas d’ une vérité. Il faut dissiper la confusion et clarifier les choses.

Une phrase révélatrice a été prononcée cette semaine par l’ un des participants : « nous allons, a-t-il dit, construire la deuxième droite ».

Il convient de rappeler ceci : le centre, par définition, ce n’ est pas une deuxième droite, pas plus que ce n’ est une deuxième gauche.

Le centre, c’ est précisément la volonté nécessaire et urgente de dépasser ladroite et la gauche pour rassembler le pays autour d’ une projet cohérent.

J’ ai employé le mot cohérent. Il est très important. Ce qui frappe, quand on regarde l’ état actuel de la droite et de la gauche, c’ est l’ extrême division qui règne en leur sein. Extrême division, et je crois, définitive division.

L’ UMP est sous la pression de l’ extrême droite. Chaque jour, sous cette pression, elle se divise un peu plus. Entre ceux qui considèrent que pour plaire à l’ opinion et gagner son soutien, il faut utiliser les mêmes thèmes et les mêmes mots que le Front national, et qu’ au fond ces thèmes et ces mots sont fondés, et ceux qui refusent cette stratégie de l’ accommodement, la distance est de plus en plus grande. Sur la question de l’ immigration, sur le RSA, l’ affolement fait prononcer des discours et défendre des thèses qui empêchent la définition d’ une politique cohérente. Il en va de même à gauche. Sur ce qui se passe et se prépare en Grèce, il y a une attaque contre Strauss-Kahn, violente, orchestrée au sein même de la gauche, et même du PS. Entre Mélenchon et Strauss-Kahn, il y a autant de fractures et d’ affrontements irréductibles qu’ entre ceux qui flirtent avec l’ extrême droite et par exemple Fillon.

Ce ne sont pas des camps solidaires, ce sont des champs de bataille.

Et la division de ces camps les rend incapables d’ apporter une réponse courageuse et solide aux questions de l’ heure.

Les vrais clivages

Or ce sont ces questions qui appellent de vraies réponses et constituent les vrais clivages. Il y a des responsables, dans chaque camp, qui considèrent que la question de la montagne de dettes et de déficits qui pèsent sur la France est une question urgente et qu’ il convient de l’ assumer. Et il y a, d’ un côté comme de l’ autre, des gens qui affirment au contraire que cela n’ a que peu d’ importance, que de toutes façons nous n’ aurons pas à payer ces dettes, et qu’ il convient donc de continuer à dépenser. Il y en a beaucoup à gauche, Emmanuelli, Mélenchon, Lionel Jospin récemment. Il y en a à droite, qui parlent moins fort, mais qui n’ en pensent pas moins.

Il y a le parti de la dette et le parti de l’ équilibre. Nous sommes du parti de l’ équilibre.

Il y a des responsables, dans chaque camp, qui considèrent que la disparition d’ un grand nombre d’ activités de production de notre territoire national est une fatalité, que c’ est comme ça, que c’ est un mouvement de l’ histoire, une sorte de division du travail entre les pays du monde. Et que jamais cela ne reviendra. Et il en est qui considèrent au contraire que le mouvement du progrès, c’ est qu’ un grand pays doit être un pays de production, et que le prix du travail n’ est pas l’ élément déterminant, un empêchement pour produire. Ceux-là pensent que l’ automatisation d’ un certain nombre de tâches, la proximité des marchés, la souplesse d’ un appareil de production, doivent au contraire nous ouvrir à nouveaudes productions et des emplois que nous imaginions perdus.

Il y a le parti de la fatalité, et il y a le parti de la volonté. Nous sommes du parti de la volonté.

Il y a des responsables dans chaque camp qui considèrent que la bataille de l’ éducation est perdue, que c’ est la faute des enseignants, de leurs vacances, de leur corporatisme. Et il en est d’ autres, dans chaque camp, qui considèrent au contraire que c’ est en appuyant, en soutenant les enseignants, en s’ appuyant sur eux, en ayant avec l’ Éducation nationale le dialogue exigeant et confiant qui convient que tout peut être reconstruit. Et que les résultats de l’ école peuvent suivre.

Il y a le parti de la défiance à l’ égard de l’ école et il y a le parti de la confiance. Nous sommes du parti de la confiance.

Il y a des responsables dans chaque camp qui pensent l’ Europe comme une charge, désormais superflue dont les nations vont peu à peu s’ éloigner, comme le Danemark vient de le faire pour Schengen, qui se sont résignés à voir l’ Europe confuse, sans volonté, incapable de réaction, de volonté politique, où chacun tire la couverture à soi, chacun pour soi et Dieu pour tous. Et il y en a, nous en sommes, qui considèrent au contraire que l’ Europe est vitale pour nous peuples et nations du continent, et qu’ il conviendra d’ en reprendre le projet. L’ Europe ne méprise pas les nations, le creuset où se noue et se forge une histoire et une volonté, cette volonté qui doit s’ exprimer ensuite dans notre maison européenne et dans le concert des nations.

Les convictions avant les étiquettes

S’ affirmer au centre, c’ est choisir de faire passer les convictions avant les étiquettes.

C’ est pourquoi l’ idéal de démocratie est inséparable de cet engagement. L’ idée de vérité dans le débat public, la défiance à l’ égard de toute communication artificielle, de toute mise en scène, la sobriété du gouvernement, tout cela est inséparable de notre engagement. Cette exigence n’ est pas autre chose que l’ effort pour porter à son plus haut la conscience et la responsabilité des citoyens que définissait Marc Sangnier. Et qui est la condition même du progrès moral d’ une société.

Les convictions avant les étiquettes, c’ est la condition même de toute politique de réforme.

Au cours de l’ éloge funèbre de Bernard Stasi, je citais cette affirmation qu’ il soutenait au début des années 70 : « il n’ est pas de réforme importante qui soit possible dans un pays divisé en deux camps irréductibles ».

C’ est pourquoi chaque fois qu’ il a fallu reconstruire notre pays, physiquement ou moralement, il a fallu en appeler au dépassement des camps. Toute reconstruction n’ est pas affaire partisane, mais affaire nationale.

Chaque fois dans notre histoire que l’ essentiel a été en jeu, et il l’ estaujourd’ hui, ceux qui avaient la charge du sursaut ont demandé et réalisé ce dépassement des camps. Clémenceau, de Gaulle, Mendès.

Chaque fois que la France a été menacée de désintégration physique ou morale, et c’ est le cas aujourd’ hui, les hommes les plus responsables ont appelé au dépassement des temps anciens, des anciens camps, des anciennes divisions. Le centre, c’ est ce dépassement.

Et il n’ y a qu’ un centre, c’ est celui qui pense et prépare un tel dépassement.

Ce n’ est pas seulement un mouvement de générosité, c’ est un mouvement de responsabilité, de lucidité.

La position face à l’alternance

Pour compléter cette clarification, une question politique clé. Et cette question est la question de l’ alternance.

Le choix de l’ alternance et la nature même de cette alternance permettent de clarifier les choses et de voir où chacun se situe.

Il y a ceux, et nous en sommes, qui pensent que la France a besoin d’ une alternance franche. Et il y a ceux qui se situent à l’ intérieur de la majorité actuelle, roulent pour sa reconduction et appelleront à voter pour elle.

L’ idée que la majorité actuelle reparte avec les mêmes, pour un tour, cinq nouvelles années, des millions de Français la rejettent et la rejetteront.

Nous sommes aux côtés des Français qui veulent un changement profond, pas la reconduction de la majorité actuelle. Nous sommes aux côtés des Français qui veulent voir affirmer d’ autres valeurs et un autre type d’ exercice du pouvoir. Valeurs : le pays tout entier a besoin d’ une autre éthique de la politique, du sens de la justice au sommet de l’ État, de voir l’ exemple venir d’ en haut. Exercice du pouvoir : le pays a besoin d’ un État impartial, de pouvoirs respectés et contrôlés, du respect du pluralisme.

Les élections qui viennent doivent leur garantir que s’ ouvre une page nouvelle, pas qu’ on reprenne à l’ identique la page précédente.

Et en même temps, nous sommes les porteurs d’ une autre proposition d’ alternance, démocrate et pas socialiste.

Pour nous, l’ alternance traditionnelle, l’ alternance classique droite/gauche, conduirait à d’ inévitables déceptions, pareillement dangereuses.

Pour deux raisons principales : la première tient à l’ exercice du pouvoir.

L’ élection du PS signifierait la concentration entre les mêmes mains, pour la première fois dans l’ histoire de la République, de tous les pouvoirs locaux et de tous les pouvoirs nationaux. Deux tiers des grandes villes, la majorité des départements, la presque totalité des régions appartiennent déjà au PS.

Imaginons qu’ on y ajoute le Sénat, l’ Assemblée nationale, le gouvernement et la Présidence de la République. Où serait alors le pluralisme ?Où serait la transparence ? On donnerait tout le pouvoir à un appareil politique qui représente à peine 20 pour cent des Français…

Et la deuxième raison de notre volonté d’ offrir un autre choix, c’ est que sur le fond, la vision du PS, définie par la force de l’ habitude et sous la pression de ses alliés de gauche, est une vision erronée. Pour nous, ils se trompent sur la société et ils se trompent sur le monde.

Ils se trompent sur la société parce que l’ idée d’ un État aux poches pleines qui va créer des centaines de milliers d’ emplois sur fonds publics, pour les jeunes ou pour les plus âgés, qui va encadrer les loyers, qui va revaloriser les carrières, cette idée est séduisante peut-être pour certains, mais irréaliste donc mensongère. Et alors attention aux conséquences…

Nous avons une autre vision : c’ est en nous-mêmes, dans la société française, que sont et que seront nos forces. Ce sont ces forces qui nous ouvriront l’ avenir, et personne ne le fera à notre place, famille, école, entreprise, associations. Nous avons d’ immenses réserves de créativité, d’ invention : ce sont ces réserves qui créeront les produits et les emplois. C’ est de là que viendront les ressources. Ces ressources permettront de rendre soutenable le modèle social et d’ assurer le rayonnement moral du pays. Il n’ est aucun défi technologique, industriel, agricole, culturel, éducatif que la France ne puisse relever et ne relève. Nous avons les compétences et les talents nécessaires, partout sur notre territoire. À condition que ces compétences et ces talents soient soutenus et pas bridés, empêchés, bloqués par un État tatillon et pesant.

Ce n’ est pas en augmentant les charges sur notre production qu’ on s’ en sortira, au contraire, c’ est en allégeant autant que possible et de manière équilibrée les charges et les contraintes de toute nature, particulièrement les charges et les contraintes qui pèsent sur la petite entreprise et sur l’ entreprise moyenne. Les grandes entreprises, c’ est un déséquilibre de plus, sont dans bien des domaines avantagées par rapport aux petites. C’ est anormal, et c’ est un frein à la créativité et à l’ emploi. Et cela devra être rééquilibré. L’ État est là, doit être là pour aider, pour soutenir, pas pour charger et pour contraindre.

Nous en avons une illustration en ce moment avec l’ intervention de l’ État dans la question de la définition et du découpage des communautés de communes et d’ agglomération. C’ est des élus que devrait venir l’ orientation et les décisions. Rien ne justifie que l’ État se fasse le propagandiste et le principal soutien de l’ idée américaine « big is beautiful ». On nous parle d’ économies d’ échelle : on aura le contraire, des appareils administratifs plus lourds, des dépenses supplémentaires qui seront décidées pour suppléerla disparition de la proximité. Les maires se voient dépouillés de leur légitimité. Tout cela va à l’ encontre du principe de respect de la légitimité locale.

La France a tous les atouts pour réussir dans cet élan, dans cette vaste remobilisation des esprits et des énergies. Au travers du temps nous avons construit un pays équipé, équilibré, avec des transports parmi les meilleurs du monde. Nous avons les ingénieurs, les techniciens, pas assez, mais beaucoup. Nous avons les chercheurs. Nous avons les entrepreneurs, pas assez mais beaucoup. Nous avons la natalité d’ un pays vivant, conséquence d’ une politique familiale sérieuse qu’ il ne faut pas abandonner.

Changer la vie publique Il y a plusieurs conditions à cette libération et à cette reconstruction, et la première, c’ est un changement immédiat et profond de notre vie publique et des règles qui la régissent. En particulier, il est inacceptable et honteux que le pluralisme n’ ait pas droit de cité en France : les courants qui sont exclus de la représentation dans notre démocratie sont en réalité, si on les additionne, majoritaires. Nous défendons l’ idée, l’ exigence que chacun doit être représenté, à la mesure de son existence dans le pays. Une loi électorale juste, la séparation des pouvoirs, une conception exigeante et impartiale de la République en général et de la fonction présidentielle en particulier, tout cela ne coûte rien, arracherait notre vie publique à la langue de bois et au vote obligatoire, qui décrédibilisent toute parole publique. Et je préfère combattre les extrêmes à l’ Assemblée que de les voir progresser sournoisement, souterrainement dans le pays.

Ce projet est fédérateur. Ce projet ne ruse pas. Il ne joue pas double jeu. Il rejette la duplicité et les manœ uvres. C’ est pourquoi nous ne participerons pas à tous les micmacs, à la confusion dans laquelle plus personne ne reconnaît ses valeurs et ses convictions.

Le rassemblement

Je veux finir cette clarification sur l’ idée de rassemblement. Nous savons bien, je le redis aujourd’ hui après l’ avoir sans cesse défendu depuis des années que le rassemblement est une exigence d’ avenir. Oui, bien sûr, sont nombreuses, dans la majorité comme dans l’ opposition, les personnalités avec qui nous nous sentons en phase, malgré les aléas de la vie politique. Beaucoup de ceux-là partagent nos valeurs et l’ essentiel de nos convictions. Nous avons beaucoup en partage : un socle de valeurs, des amitiés, une histoire longue de décennies, et je le crois un avenir.

Nous avons le projet de construire une majorité nouvelle pour notre pays, et dans cette majorité, beaucoup d’ entre eux auront leur place. Simplement, cela doit se faire et se fera dans la clarté. L’ ambiguïté et le double jeu sont les ennemis du rassemblement. Nous les combattrons.

C’ est une majorité de Français, je le mesure tous les jours, qui veulent tourner la page sur la période politique que nous venons de vivre. Nous partageons leur volonté de changement. En refusant le double jeu, nous leur apportons la garantie qu’ aucune de leurs attentes ne sera détournée et dévoyée. Nous leur apportons une garantie essentielle : ce grand choix ne sera pas dénaturé et détourné, il n’ y aura ni ambiguïté ni double jeu. La loyauté et l’ honnêteté des positions seront au rendez-vous.

C’ est la condition pour rendre possible le renouveau du pays, et la naissance d’ une majorité nouvelle pour soutenir ce projet.

Meilleurs voeux 2011

Le Mouvement Démocrate de Courbevoie présente ses meilleurs voeux pour 2011 aux Courbevoisiennes et Courbevoisiens, mais également à tous les visiteurs du site internet, de plus en plus nombreux.

Que cette année vous apporte tout ce que vous espérez sur les plans professionnel et personnel

 

Tribune du mois de septembre dans le Courbevoie Magazine

Des Damiers à la Coupole : priorité aux investisseurs au détriment des Courbevoisiens

C'est en effet la question que l'on peut légitimement se poser lorsque l'on voit les projets qui fleurissent à la Défense. Nous ne sommes pas forcément contre ces projets mais la manière dont ces dossiers sont traités nous laissse perplexes.

Concernant la couverture de la RD7, ce projet consistant à ouvrir La Défense sur la Seine serait plutôt positif mais nous ne sommes pas dupes : ceci est complètement lié au projet Hermitage, signé le 19 juin dernier, en présence des chefs d'Etat français et russe, alors qu'une semaine auparavant le directeur général de l'EPAD nous affirmait de façon péremptoire que rien n'était fait. Notre groupe est intervenu lors du conseil municipal du mois de juin pour réaffirmer notre attachement à une véritable concertation et non une parodie. En effet, quelle concertation y aura-t-il sur ce projet de couverture de RD7 lorsque tous les habitants des Damiers auront été délogés ? Mais il fallait les faire partir avant que la concertation préalable ne fasse ressortir ouvertement et clairement la colère de ces habitants et qu'on ne pouvait les mettre dehors, sans penser la reconstruction de ce quartier pour eux et avec eux.

Autre projet sur La Défense, autre mascarade : La Coupole. Ce centre commercial de proximité, à taille humaine, est aujourd'hui le coeur d'une bataille qui prêterait à sourire, s'il n'y avait pas des commerçants, des habitants et des clients menacés par le couperet des arrêtés municipaux successifs. Un premier arrêté prévoyait la fermeture du centre, pour mise aux normes de sécurité, le 31 mai, puis repoussée au 30 juin. Nouvel arrêté le 30 juillet prévoyant, cette fois, la fermeture du centre, le Club Med Gym excepté. Pourquoi une telle exception ? Toutes les parties du centre ne sont-elles pas amiantées ? Le pire est que cette tragédie humaine est prévue depuis 2007, lors du premier passage de la commission de sécurité. L'EPAD avait préféré ne pas réaliser les travaux et tenté de revendre le centre à une société foncière courant 2010. Alors que le centre devrait être fermé, les commerçants ont décidé de résister face aux pressions (constructions de murs devant les commerces, agression physique, contrôles administratifs...) car au moment où nous écrivons, ils n'ont toujours pas été indemnisés, notamment pour pouvoir licencier. Qu'en pense le Maire de Courbevoie, vice-président de cet établissement public qui se comporte en voyou ?

Patrick Bolli et Franck Parmentier

Réaménagement du parc de Bécon : un projet qui verra le jour, peut-être...

Le 3 juin dernier, s'est tenue une réunion publique à l'école Anatole France, pour présenter l'avancement du projet de l'aménagement du parc de Bécon. En cette soirée ensoleillée, outre les élus représentant tous les groupes politiques de notre ville, la salle était bien remplie, preuve que le sujet mobilise les habitants. Il s'agissait de la seconde réunion publique, la première ayant été consacrée à la présentation du questionnaire pour recueillir les avis.

Après une présentation des différentes phases de travaux et de recommandations de la DIREN (Direction régionale de l'Environnement), un film un peu succinct et l'intervention du Maire, la parole a été donnée à la salle. De nombreux sujets ont été évoqués : la probable suppression ou réduction des courts de tennis (frein important à la décision...), le nombre et l'état des bancs, les incontournables déjections canines, les éventuelles nuisances sonores, la rénovation du Pavillon des Indes et celui de Norvège, l'avenir du cinéma, le musée, le kiosque à musique (mobile ou permanent), l'épanouissement des arbres, la biodiversité avec notamment le nichage des oiseaux, la liaison avec l'aménagement des Berges de Seine, les possibilités de concilier l'esthétique et l'esprit du parc avec les accès pour handicapés, les connexions avec les pistes cyclables et la possibilité de parkings vélo,....les habitants avaient beaucoup à dire !

Mais ce projet a-t-il des chances d'aboutir rapidement ? Rien n'est moins sûr ! Il faudrait pour cela une volonté politique forte et une programmation claire pour pouvoir lancer le concours d'architecte...et surtout l'argent nécessaire !. Or, en plus des incertitudes qui persistent sur le programme, le financement reste encore à assurer pour une opération estimée à environ 11 millions d'euros au total. Bernard Accart, Adjoint au Maire, a rappelé que la Ville ne pouvait supporter seule ce coût et sollicitait le concours financier du Conseil régional et du Conseil général, ainsi que d'autres organismes (Agence de l'Eau,...). Un vrai "parcours du combattant", selon lui, dépendant du calendrier des uns et des autres. Ainsi, Daniel Courtès, conseiller général a bien précisé que rien n'était acquis pour la subvention du Conseil général, pour lequel le Parc de Bécon, ne serait pas forcément une priorité.

60 à 65 % du coût de ce réaménagement, soit plus de 7 millions d'euros, resteront donc à la charge de la Ville. En a t-elle les moyens ? Rien n'est moins sûr lorsque l'on constate l'augmentation régulière de nos dépenses de fonctionnement et la réduction d'années en années de notre capacité d'autofinancement, alors que d'autres gros projets d'investissements sont attendus : la rénovation du stade de Courbevoie (pour lequel la Ville a déjà dépensé pour rien plus de 3 millions d'euros!), ou encore l'aménagement d'une passerelle à la gare de Bécon, estimé à près de 2,5 millions à la charge de la Ville (sur un coût total de près 8 millions).

La Ville avance en fait à l'aveugle sur le dossier du Parc de Bécon, sans avoir fait les choix préalables...et toute cette réflexion risque de prendre des années avant de pouvoir se concrétiser : 2 ans après le début de ce mandat et sa réélection, la Municipalité n'a toujours pas élaboré et présenté de plan pluri-annuel des investissements, qui permettrait au conseil municipal d'envisager le financement de ces équipements et de décider des priorités.

Nous resterons vigilants sur ce dossier qui s'inscrit naturellement dans notre Agenda 21.

Patrick Bolli et Franck Parmentier

Tribune du Groupe Mouvement Démocrate dans le Courbevoie Magazine de juin 2010

Une opposition constructive

Souvent le Maire, à court d'arguments, nous reproche d'être une opposition non constructive. Rétablissons la vérité : nous participons à toutes les commissions municipales et étudions chaque dossier présenté en conseil municipal, afin de décider de nos votes en conscience et selon les explications fournies. Depuis, 2008, nous avons voté plus de 80% des dossiers proposés en conseil et soutenons sans réserve les projets qui avancent dans le bon sens. Rien d'une opposition systématique !

Tous nos votes sont évidemment motivés...mais le Maire refuse d'en faire état dans les compte-rendus. Certes, nous ne pouvons tout accepter et revendiquons notre indépendance et liberté de parole. Telle est notre conception d'une démocratie vivante...pas toujours comprise et acceptée dass notre ville puisqu'il n'y a pas toujours de réponse à nos questions dérangeantes et que nous recevons souvent en échange mépris et attaques personnelles.

Pourtant, c'est bien la présence active et vigilante de deux groupes d'opposition qui a permis depuis deux ans de faire avancer beaucoup de dossiers de notre ville : restauration et affaires scolaires, mesures en faveur du commerce, relais assistante maternelle,... Nous travaillons sur tous les grands dossiers de notre Ville (PLU, Agenda 21, Plan de Renouveau de la Défense, centre Charras, plan de déplacement,...) : propositions concrètes, participation aux groupes de travail, échange avec les habitants. Notre vigilance permanente sur la gestion quotidienne de la Ville, les contrats signés et la gestion financière, ont permis d'améliorer des décisions, modifier des habitudes prises, éviter des erreurs. Nous en faisons état dans cette tribune, malgré l'espace restreint, et sur notre blog.

Notre projet se résume simplement : moderniser et dynamiser notre Ville, tout en permettant à tous de continuer à y vivre, dans un cadre de vie préservé. Ce n'est pas une affaire de partis politiques, mais celle de tous les habitants.

Martine Volard et Patrick Bolli

Conseil municipal : Martine Volard remplacée par Franck Parmentier

J'ai transmis aujourd'hui à M.le Maire ma démission de mes fonctions de conseillère municipale de Courbevoie, pour des raisons strictement familiales qui m'obligent à quitter quelques temps la France et Courbevoie.

Malgré des échanges parfois vifs, j'ai été heureuse de travailler au sein de cette instance et, je l'espère, avoir contribué à faire avancer notre ville. La présence vigilante et active de notre groupe, tout comme le groupe "Une autre ambition pour Courbevoie", au sein du Conseil municipal, contribuent à maintenir une démocratie vivante dans notre ville, au profit de tous les courbevoisiens.

Pour ma part, je continuerai de soutenir le groupe du Mouvement démocrate et de CAP 21. Franck Parmentier, par ailleurs trésorier national de Cap 21, sera amené à me remplacer.

Je tiens à remercier tous nos lecteurs qui me transmettent leurs messages de soutien et tous ceux qui suivent attentivement notre travail. Nous aurons l'occasion de nous retrouver sur ce blog où je continuerai à vous faire part de mes réflexions.

Amitiés démocrates

Martine Volard

Conseiller territorial : la lettre de François Bayrou au premier ministre du 20 mai 2010

Monsieur le Premier Ministre,

Vous avez demandé à notre mouvement de vous transmettre notre analyse et nos propositions sur le mode d'élection des conseillers territoriaux qui se verraient institués par l'adoption de la loi actuellement en discussion devant le Parlement.

Permettez-nous trois remarques préliminaires :

- notre mouvement est favorable au rapprochement entre conseils régionaux et généraux par l'instauration d'un même élu qui appartiendrait ainsi aux deux assemblées. Il s'agit moins de « simplifier », ou de diminuer le nombre de nos élus locaux, que de coordonner de la manière la plus efficace possible l'action des deux collectivités locales chargées des stratégies territoriales et de la solidarité, qui se révèlent souvent redondantes ou concurrentes, en tout cas trop étrangères l'une à l'autre.

- Nous avons été extrêmement surpris, avant même d'avoir pu répondre à votre interrogation (comme la quasi-totalité des formations politiques de notre pays, à la seule exception de l'UMP et d'un parti associé), de découvrir en commission des lois un amendement du gouvernement tranchant la question dans le sens du scrutin majoritaire à deux tours dans des cantons redécoupés par ordonnance ! Comment, dans un tel scénario législatif, parler de « concertation » ?

- Les sénateurs de notre mouvement, ainsi que leurs collègues du groupe Union Centriste du Sénat, s'étaient laissé convaincre de voter le texte en première lecture en raison de la prise en compte d'un amendement, accepté par le gouvernement, prévoyant que le mode d'élection de ces nouveaux élus locaux permettrait de représenter « les territoires par un scrutin majoritaire » et « le pluralisme et la parité par un complément proportionnel. » Comme vous l'imaginez sans peine, nous sommes profondément choqués par le reniement de cet engagement et déterminés à défendre, contre le gouvernement, les principes sur lesquels un accord avait été trouvé permettant de réunir une majorité en première lecture.

Notre réflexion sur le mode de scrutin n'a pas changé et ses principes sont simples. Nous estimons qu'une loi électorale équitable doit permettre d'assurer plusieurs légitimités :

- une collectivité locale doit assurer équitablement la représentation des électeurs des différents territoires qui la composent. La représentation directe qui permet aux électeurs de choisir leur élu sur sa personnalité est une tradition française qui garantit que le tissu des élus « couvrira » de manière exhaustive et identifiée la mosaïque de ces territoires et des aspirations de ceux qui y vivent. Le mode d'élection qui permet cette représentation est le scrutin uninominal de circonscription ou de cantons équitablement composés sous le contrôle de la loi et de commissions arbitrales pluralistes.

- Deux autres légitimités doivent être prises en compte : celle de la représentation équitable du pluralisme des sensibilités, et celle de la juste parité entre femmes et hommes dans les Assemblées. En effet, le scrutin majoritaire peut conduire au monopole de la représentation au profit d'une ou deux familles politiques, et à la domination voire à l'exclusion d'un sexe de la représentation politique. Pour garantir le pluralisme et la parité, le mode d'élection est la représentation proportionnelle.

- Enfin l'égalité du citoyen devant le suffrage ne peut être satisfaite que par une juste représentation des minorités et des découpages qui n'admettront pas de graves disparités entre circonscriptions. Si ces disparités existaient, elles devraient nécessairement être effacées ou amoindries par des mécanismes de correction. Là encore une représentation proportionnelle est la seule réponse.

Est-il besoin de souligner que parité, pluralisme, égalité des électeurs devant le suffrage forment trois obligations constitutionnelles qui se trouveraient inévitablement mises en cause par le retour en arrière décidé par le gouvernement ? Une telle atteinte aux principes constitutionnels se trouverait d'autant plus sanctionnée par le Conseil Constitutionnel qu'il s'agirait, pour la première fois depuis des décennies, d'un recul par rapport à la situation établie (actuellement un tiers environ des élus concernés sont élus au scrutin de liste proportionnel, répondant donc aux impératifs de parité et de pluralisme) !

Notre proposition est donc celle-ci :

- les conseillers territoriaux devraient être élus pour partie (les deux tiers environ) au scrutin uninominal majoritaire de circonscription à deux tours, assorti de règles d'encouragement à la mixité de la présentation de candidatures pour améliorer la parité.

- Le tiers des sièges restant serait attribué au scrutin proportionnel sur base des suffrages obtenus par les formations politiques au premier tour. Les sièges seraient attribués aux formations ayant dépassé le seuil de 5 pour cent des suffrages exprimés, après prise en compte des sièges obtenus à l'issue du deuxième tour dans les circonscriptions territoriales.

Ce mode de scrutin qui obéit aux mêmes principes que le scrutin en vigueur en Allemagne permet de satisfaire à la fois tous les critères d'une représentation équitable, territoriale, paritaire et pluraliste.

Il faut ajouter, de surcroît, que s'agissant d'élire une assemblée unique, là où deux assemblées existaient préalablement avec deux règles de représentation différente, l'équité de la représentation ne peut être sacrifiée sauf à manquer gravement, et pour six ans, aux lois d'équilibre sans lesquelles la démocratie menace de n'être plus que la dictature de la majorité sur des minorités écartées de la représentation.

Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l'assurance de mes sentiments distingués.

François Bayrou

Courbevoie : la Ville adhère au syndicat Autolib

Lors du conseil municipal du 14 avril, le conseil municipal a adopté à l’unanimité l’adhésion de la Ville au syndicat intercommunal Autolib’. La création de ce syndicat a été proposé et porté par la Ville de Paris, pour mettre à disposition à Paris et dans les villes de la petite couronne, des véhicules électriques en libre service, sur le principe de celui des Vélib’. La création et la gestion des stations et des véhicules seront confiées à une entreprise privée, par délégation de service public. La ville finance seulement le coût d’investissement pour la création des stations, et percevra en échange une redevance annuelle. Le conseil municipal a décidé la création de 8 stations dans un premier temps, chaque station comprenant 6 places. Des stations sont prévues en particulier à la gare de Bécon et à celle de Courbevoie et au stade Jean-Pierre Rives. Les travaux devraient débuter en 2011.

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